La pêche locale à Douarnenez : François Castineiras

Si vous passez par Douarnenez, vous pourrez acheter du poisson de grande qualité en direct de François Castineiras ! François est originaire du Cap Sizun, est il a grandi entre Douarnenez, Audierne et pointe du Raz. Depuis gamin, Fanch traque les poissons de ces rochers mythiques. Après un bac pro aquaculture et une expérience dans l’élevage de truites, il décide de se lancer dans le monde de la pêche professionnelle.

Il débute en tant que matelot, sur les bateaux de Alan et Breandan, des amis marins-pêcheurs qui travaillent eux aussi dans le Finistère. Il s’installe ensuite en rade de Brest. Il est alors le premier à pêcher la daurade royale à la ligne … une belle réussite technique quand on connait la méfiance de ce poisson … mais aussi un véritable engagement environnemental : les poissons sont pêchés un par un et arrivent vivants à bord, ce qui leur donne une qualité inégalable.

Fanch quitte ensuite la rade de Brest et reviens à Douranenez, plus précisément dans le port de Tréboul. Il travaille majoritairement à la canne, principalement le bar mais aussi les daurades royales, les dorades grises, les grondins, les pagres et même les encornets ! Comme pour les daurades royales de la rade de Brest, Fanch pratique une pêche très sélective, qui respecte l’écosystème mythique de la baie de Douarnenez.

Et bien sûr, pour continuer à pratiquer une pêche durable et mieux valoriser chaque prise, François pratique la vente directe sur le port de Tréboul.

N’hésitez pas à lire cet article de Ouest France pour en apprendre plus sur la vente directe de Fanch et ses adaptations pendant les périodes de confinement :

https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/douarnenez-le-circuit-court-l-une-des-solutions-de-pecheurs-face-au-confinement-7044387

EXTRAITS : « L’idée, c’est de chercher à vendre le mieux possible », explique François Castineiras, pêcheur à Douarnenez (Finistère). Après une saison perturbée par le Covid-19, la fin de l’année ne s’annonce pas plus calme pour lui. « Le premier confinement a entraîné une baisse des ventes, qui s’est répercutée sur toute la saison », détaille-t-il. À la criée d’Audierne, là où il vend habituellement son poisson, les prix avaient également grandement chuté en mars. 

Cet autre article met en valeur la qualité des poissons proposés par François, qui maitrise aussi la technique de l’abattage Ikejime.

Extraits :

D’abord, assis derrière le haut comptoir, on assiste au travail du maître qui découpe avec une dextérité affirmée des tranches de poissons ultra sélectionnés. La pêche du jour, exclusivement. Et provenant en majeur partie du travail de François Castineiras, un jeune pécheur que Xavier Pensec a encouragé à pratiquer la pêche Ikejimé. Une technique utilisée par les pécheurs japonais qui consiste à vider le poisson encore vivant de son sang dès sa sortie de l’eau. Puis à introduite une fine tige d’acier qui détruit sa moelle épinière, ce qui libère des endorphines donnant une saveur bien plus fine à la chaire. Le tout permettant aussi de préserver la fraîcheur du poisson et l’apparence de la chaire plus longtemps. Bref, une méthode aussi rude que délicate, à l’image du tempérament japonnais qui donne les meilleurs poissons à sushis depuis des millénaires. Une technique encore peu pratiquée en France mais que les grands chefs étoilés plébiscitent déjà.”

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