Newsletter de rentrée : des nouvelles du Large

Bonjour à tous.te.s,

Nous espérons que vous avez passé un bel été … et que vous avez soutenu les pêcheurs artisans en mangeant du poisson local acheté en vente directe ! Voici quelques nouvelles de l’association Pleine Mer. Avant toute chose, sachez que les dons à l’association Pleine Mer sont actuellement doublés par le collectif « 1% for the Planet » : chacun de vos dons vaut donc 2 fois plus. Et bien sûr vos dons sont toujours défiscalisés à 66% … alors n’hésitez pas à faire un don (même petit, chaque geste compte !) en cliquant sur le lien suivant : https://www.helloasso.com/associations/pleine-mer/collectes/je-fais-un-don-et-1-for-the-planet-double-ma-mise

Comme vous le savez, la crise du Covid-19 a gravement impacté le secteur de la pêche, comme en témoigne la newsletter que nous avons publié pendant le confinement : https://associationpleinemer.com/newsletter-du-confinement/

Pleine Mer a été très sollicitée pendant cette période : alors que le marché s’était effondré et que certaines criées avaient fermé, de nombreux pêcheurs n’avaient plus que la vente directe pour vendre leur pêche. Les coups de pouce donnés par Pleine Mer en termes de valorisation et de conseil ont été fort appréciés des pêcheurs, et cette période nous a permis de rentrer en contact avec de nombreux professionnels que nous ne connaissions pas jusqu’alors …

Le Gure Esperantza, Tiphaine Argelas

… La fin du confinement a donc permis au chargé de mission de Pleine Mer, Thibault Josse, de retourner sur le terrain afin de rencontrer les pêcheurs qui avaient manifesté leur intérêt pendant le confinement. Les rencontres furent très nombreuses lors de cette période et il serait impossible de toute les citer. Cependant, des passages en Normandie, en Charentes et en Gironde ont permis entre autre d’échanger avec :

Retour de pêche au Tréport

Un passage en Bretagne a aussi permis d’échanger avec les membres historiques de l’association, qu’ils soient pêcheurs ou non ! En effet, chacun peut adhérer à Pleine Mer, pêcheur ou mangeur de poisson. Ce passage en Bretagne a donc permis de belles discussions avec des pêcheurs finistériens, mais aussi des échanges très instructifs avec des mangeurs de poisson, en particulier à Brest, Concarneau, Porspoder, Lorient, Douarnenez … Alors si vous aimez le poisson et que vous souhaitez vous engager pour une pêche locale et durable, il suffit de nous contacter, et d’adhérer à Pleine Mer en cliquant sur le lien suivant (en plus c’est défiscalisé et à prix libre !) : https://www.helloasso.com/associations/pleine-mer/adhesions/adhesion-a-l-association-pleine-mer

Nous pourrons par exemple vous aider à développer des projets comme une AMAP poisson, mais vous serez aussi invités participer à la sensibilisation que développe l’association. Nous pourrons aussi organiser ensemble un événement sur la pêche près de chez vous (pourquoi pas une dégustation par exemple !). Et bien sûr vous pourrez rencontrer des pêcheurs artisans et mieux comprendre les réalités de leurs métiers. C’est ce qu’on décidé de faire trois adhérents de Pleine Mer cet été : tous 3 ingénieurs diplômés d’Agrocampus Ouest, les « Sirènes à vélo » sont partis à la rencontrer de producteurs de la mer, comme par exemple :

  • Ondine et Jean-Denis Le Pape, pêcheurs à Ouessant, très investis dans l’association des ligneurs de la Points de Bretagne. Retrouvez les sur la carte : https://associationpleinemer.com/la-peche-locale-a-ouessant/
  • Jean-Paul Guernier, Ostréiculteur à Agon-Coutainville qui produit des huitres naturelles et se bat contre l’expansion des huitres triploïdes
  • Jean-Michel Le Hegarat, Pêcheur coquiller à la drague à Saint Quay Portrieux qui cherche à valoriser au mieux la Coquille-saint-Jacques et l’amande de mer.
  • Loic Noiret, fileyeur à l’île de Groix, qui vend sa pêche en direct aux habitants de l’île et dont une partie du poisson est fûmé sur l’île dans un fûmoir artisanal. Retrouvez plus d’informations sur la carte de Pleine Mer : https://associationpleinemer.com/la-peche-locale-sur-lile-de-groix/

Un projet inspirant, réalisé à vélo, et qui sera bientôt valorisé sous forme de vidéos/podcats. Ce genre de projet vous parle ? Contactez nous sur association_pleine_mer@riseup.net pour en discuter !

Guy Loir, dernier cordier de Cherbourg

Autre sujet : vous vous rappelez certainement de la journée nationale du thon rouge (une petite vidéo pour vous rafraichir la mémoire : https://associationpleinemer.com/2020/06/02/resume-de-la-journee-nationale-du-thon-rouge/ ). Il est désormais temps de continuer la mobilisation. L’idée était de faire coïncider la mobilisation et la réunion de l’ICCAT (institution qui gère les pêcheries des thonidés de l’atlantique) … Mais la réunion n’aura pas lieu cette année du fait du Covid. Cependant, les pêcheurs ne souhaitent rien lâcher et le collectif formé de la plateforme de la petite pêche, de Pleine Mer, de LIFE et du CDPMEM du Var continuera ses actions dans les prochains mois … tenez vous informé.e.s !

Thon Rouge de Ligne au large de la Turballe

Vous n’êtes pas sans savoir que la pêche a désormais sa ministre, Annick Girardin. Les pêcheurs artisans souhaitent donc organiser une rencontre pour faire entendre leurs revendications, et organisent la logistique de cet événement via un collectif formé de Pleine mer, du Syndicat des Petits Métiers du Languedoc Roussillon, du GIE GOLION, de la Plateforme Française de la Petite Pêche Artisanale, des Ligneurs de la Pointe de Bretagne, des Fileyeurs des Hauts de France et du CDPMEM du Var. Cependant, chacun peut s’engager et changer le système dès maintenant, sans rien attendre du gouvernement, en développant les circuits courts et des systèmes alimentaires autonomes … comme en témoigne l’augmentation du nombre de pêcheurs qui apparaissent sur la carte … et le nombre de visite sur le site de Pleine Mer : vous êtes chaque semaine plusieurs milliers à consulter la carte, afin de vous approvisionner directement auprès des pêcheurs !

Afin de faire avancer la recherche et l’expertise sur ces problématiques, nous participons actuellement à la rédaction d’un rapport sur la souveraineté alimentaire dans le contexte de la pêche artisanale, aux côtés du Transnational Institute et d’autres associations de pêcheurs. Ce rapport sortira cet automne et sera traduit en Français. Une partie du rapport sera consacré à la question des réfugiés, déjà traitée dans un rapport publié en juillet sur le lien suivant : https://longreads.tni.org/migration-and-fisheries-exploring-the-intersections Vous retrouverez aussi une interview du chargé de mission de Pleine Mer à ce sujet : https://www.youtube.com/watch?v=wqZD88KbV28&ab_channel=LeM%C3%A9dia

La question des réfugiés est centrale dans le monde de la pêche … et une bonne nouvelle est parue il y a quelques jours : un nouveau bateau parcours désormais la Méditerranée pour porter secours aux réfugiés. Ce bateau est Financé par l’artists Banksy et a à sa tête Pia Klemp, ancienne capitaine du Luventa et du Sea-Watch 3. Ce n’est donc pas un hasard si le nom de ce bateau est « Louise Michel », penseuse anarchiste, figure majeure de la Commune de Paris, et allégorie parfaite des valeurs libertaires, antiracistes et antifascistes de ceux qui partent en mer en solidarité avec les migrants. Des centaines de réfugiés ont déjà été sauvés par ce bateau, qui ne ramènera pas les dizaines de milliers de personnes mortes en mer en tentant de traverser la Méditerranée. Pour en savoir plus l’équipage du « Louise Michel », ça se passe par ici : https://www.lefigaro.fr/international/migrants-le-bateau-soutenu-par-banksy-en-mediterranee-appelle-a-l-aide-20200829

Le Louise Michel, financé par Banksy et patronné par Pia Kempf

Cette rentrée est aussi une rentrée de résistance contre les projets qui détruisent le littoral. L’été a été intense avec l’abandon des projets de Surfpark à Saint-Père-en-Retz et à Castets, grâce à la mobilisation du Collectif Terres Communes (http://terres-communes.zici.fr/ ). Le projet de port à Bretignolles sur Mer semble lui aussi avoir du plomb dans l’aile. Après la destruction de la ZAD de la dune pendant le confinement, par une milice de 50 personnes mobilisée par le maire, la lutte semblait perdue à Bretignolles. Mais les élections de la communauté de commune ont rebattu les cartes : l’ancien maire de Bretignolles a perdu son statut de président. Et ce n’est pas tout : le nouveau président de la communauté de commune a récemment annoncé que le projet de port de plaisance ne se ferait pas ! … une bonne nouvelle, mais restons vigilants : la politique électoraliste joue souvent des surprises aux militants de terrain !

Et bien sûr, malgré de belles victoires, la lutte continue pour empêcher la bétonisation du littoral ! Sur l’estuaire de la Loire, dernier fleuve sauvage d’Europe, une bataille se joue actuellement pour préserver le site du Carnet. Vous ne connaissez pas bien l’estuaire de la Loire et les luttes qui s’y jouent ? Quelques rappels que vous retrouverez en détail sur le lien suivant : https://stopcarnet.fr/

Dans les années 70, l’Etat nucléaire décide d’implanter trois centrales en Bretagne : Plogoff, le Pèlerin et le Carnet. La lutte de Plogoff est bien connue, mais une lutte intense a aussi eu lieu au Carnet, et a été remporté par les opposants au projet. Aucune des ces trois centrales n’a finalement vu le jour, une victoire historique pour les anti-nucléaires du grand-ouest. Les quelques dizaines d’hectares aménagés sur le site du Carnet avant l’abandon du projet sont donc devenus des friches, et la nature a repris ses droits, comme en témoignent les roselières et les 116 espèces protégées présentent aujourd’hui sur le site. Le site du Carnet, symbole de la lutte anti-nucléaire, est donc re-devenu une zone naturelle du sud de la Loire, contrastant avec l’emprise du grand port maritime de Saint-Nazaire qui grignote année par année les zones naturelles de l’estuaire pour en faire une gigantesque zone industrialo-portuaire.

Mais aujourd’hui, l’Etat et le grand port maritime souhaitent à nouveau aménager cette zone pour développer l’industrie du renouvelable. Une aubaine pour la « transition écologique » ? Pas du tout : l’idée est de développer un par éolien offshore au large de Saint-Nazaire, qui en plus de détruire les zones de pêche, nécessitera des terres rares, encourageant les relations néo-coloniales avec les pays du Sud.

Cette rentrée a donc vu l’émergence d’une nouvelle Zone à Défendre : la ZAD du Carnet. Après un week-end festif de mobilisation autour du Carnet organisé par le collectif Stop Carnet et auquel Pleine Mer a participé, des militants ont décidé d’occuper le terrain afin d’empêcher les travaux. Cette stratégie, qui a permis une victoire historique à Notre-Dame-des-Landes, et qui a mis en lumière l’aberration du port de Bretignolles-sur-Mer, semble s’enraciner dans les luttes de territoire et c’est une bonne chose : les recours juridiques et les manifestations sont importants mais ne suffisent pas toujours à stopper la bétonisation des espaces naturels. Alors si vous souhaitez soutenir et peut être rejoindre la toute nouvelle ZAD du Carnet, n’hésitez pas à consulter leur profil Facebook pour en savoir plus : https://www.facebook.com/pages/category/Local-Service/Zad-du-Carnet-109363617559849/

LA toute nouvelle ZAD du Carnet

Et la suite des opérations ? Beaucoup de travail en vue pour les bénévoles et le chargé de mission de Pleine Mer. La Bretagne, la Méditerranée, le Pays Basque, les Hauts-de-France et bien sûr l’estuaire de la Loire : autant de lieux qui seront des priorités sur les 6 prochaines mois ! En ce qui concerne les circuits courts, nous travaillons actuellement avec ABALOBI, une organisation sud-africaine qui a développé une application permettant de faciliter la vente directe du pêcheur au consommateur : http://abalobi.info/ Nous souhaitons aussi améliorer l’outil cartographique que nous utilisons actuellement, afin que chaque pêcheur.euse ait sa propre page et puisse la modifier de manière autonome. Pour cela, nous travaillons avec l’association nord-américaine NAMA qui a soutenu le développement du réseau de pêcheurs/consommateurs Local Catch,  n’hésitez pas à jeter un coup d’œil : https://localcatch.org/

Et bien sûr, ces projets demandent des ressources, humaines et financières … nous avons donc besoin de votre soutien pour que les activités de l’association puissent continuer … et ça tombe bien ! En ce moment, grâce au réseau « 1% for the Planet », chaque don à Pleine Mer est multiplié par deux !!! En plus, les dons sont défiscalisés à 66%, car Pleine Mer est d’intérêt général. On récapitule : si vous donnez 10€, vous ne perdez en réalité que 3€ puisque 7€ vous sont remboursés par le trésor public. Dans le même temps, Pleine Mer touche 20€ grâce au doublement mis en place par One Percent for the Planet. Alors c’est l’occasion ou jamais de faire un don à Pleine Mer en cliquant sur la lien suivant : https://www.helloasso.com/associations/pleine-mer/collectes/je-fais-un-don-et-1-for-the-planet-double-ma-mise Et s’il vous en faut encore pour être convaincu … regardez cette vidéo explicative en direct du large : https://youtu.be/zFghueCgphc

A très bientôt en direct, ou sur les réseaux de Pleine Mer :

Facebook : https://www.facebook.com/PleineMerAsso/

Instagram : https://www.instagram.com/association_pleine_mer/

Twitter : https://twitter.com/PleineMerAsso

L’équipe de Pleine Mer

PS : aidez nous à développer les circuits courts en doublant votre don :  https://www.helloasso.com/associations/pleine-mer/collectes/je-fais-un-don-et-1-for-the-planet-double-ma-mise

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