Historique de la lutte contre la senne démersale

Historique de la lutte contre la senne démersale

Cet revue de presse résume la lutte des pêcheurs artisans français contre la senne démersale ces dernières années. L’objectif est simplement de documenter la forte opposition à cette technique de pêche, sur les quais des ports français, mais aussi au sein de la société civile. En effet, grâce au travail collectif des pêcheurs artisans et de la société civile, le parlement européen a demandé l’interdiction de cette technique : la décision sera prise le 29 Septembre prochain.

La senne danoise dans les eaux françaises : « C’est de l’histoire ancienne » ?

La senne démersale est parfois appelée senne danoise, senne écossaise ou senne de fond. Cette technique de pêche consiste à déployer deux câbles sur le fond de la mer. Au bout de ces deux câbles se situe un filet de type chalut. Lorsque les câbles sont rabattus, leur frottement sur le fond de la mer provoque la formation d’un écran sonore et d’un écran de sédiments. C’est cet écran vibratoire  qui empêche les poissons de s’échapper et les rabat vers le chalut, qui est ensuite remonté à bord. Pour comprendre ce mécanisme, nous vous invitons à regarder cette vidéo de quelques secondes

Il s’agit d’une technique assez ancienne, pratiquée, dans différents pays nordiques, mise en œuvre depuis de nombreuses années, dans les eaux sous juridiction française de la Manche Est, par des navires néerlandais. Ces dernières années, suite à l’interdiction de la pêche électrique les navires néerlandais se sont massivement équipés pour pratiquer la senne démersale en Manche.

Action de pêche de la senne démersale (Ifremer)

Après avoir longtemps refusé l’utilisation de la senne danoise, certains pêcheurs des Hauts-de-France ont décidé de développer cette technique, en particulier au sein de la SCOPALE, un armement coopératif. Dans un article de Novembre 2020, Pleine Mer a décortiqué le rôle de la SCOPALE dans le développement de la senne démersale en France.

Ce rapport de l’inspection générale des Affaires Maritimes permet de mieux comprendre l’historique du développement de la senne danoise dans les eaux françaises, et particulièrement en Vendée où elle a été introduite en 2010 avec la transformation de plusieurs navires des Sables d’Olonne. En 2022, ce sont 9 navires vendéens qui pratiquent la senne danoise. Et les conséquences sont là aussi dramatiques : les pêcheurs artisans ne voient plus un rouget, plus un merlan, plus une seiche : l’écosystème est entrain d’être modifié durablement.

En Bretagne aussi certains bateaux ont été équipés pour pratiquer la senne démersale, bien que cette technique soit interdite dans les 12 miles des eaux bretonnes. C’est le cas de quelques bateaux de l’armement Lorientais APAK, qui pratiquent la senne démersale à l’extérieur des 12 miles des eaux bretonnes. Ce développement inquiète fortement les pêcheurs artisans bretons, qui craignent régulièrement une remise en cause de l’interdiction de la pratique de la senne démersale dans la zone des 12 miles.

Du côté des pêcheurs artisans, une forte opposition à la senne danoise existe en France depuis bientôt 10 ans. En cause : les impacts dramatiques de cette technique, qui participe à la surpêche d’espèces qui ne sont pas sous quota, et menace les pêcheurs artisans qui en dépendent. Dans les chapitres suivants, Pleine Mer retrace la lutte des pêcheurs artisans contre la senne démersale.

2014 : Menace sur la Bretagne, les artisans interviennent

Déjà en mars 2014, la Plateforme de la Petite Pêche Artisanale et les Ligneurs de la Pointe de Bretagne alertaient sur un possible assouplissement des règles relatives à la senne danoise dans les eaux bretonnes. C’est certainement grâce au travail de communication réalisé à l’époque par la plateforme que la senne danoise est aujourd’hui encore interdite dans les 12 miles des eaux bretonnes. Les deux articles suivants témoignent de cette lutte menée par les pêcheurs artisans bretons.

De 2015 à 2018 : la Plateforme Petite Pêche dénonce régulièrement la technique de la senne danoise

Pendant des années, la Plateforme de la Petite Pêche Artisanale a régulièrement alerté sur les impacts de la senne démersale. En effet, de nombreux pêcheurs artisans de Vendée et des Hauts-de-France se sont très vite rendus compte des conséquences dramatiques de la senne danoise sur leur activité. Les premiers témoignages sur les effets de la senne démersale rapportaient des zones de pêche traditionnelles totalement vidées de leurs poissons suite au passage d’un senneur. Malheureusement, que ce soit en Pays de la Loire ou en Manche, ces alertes n’ont pas été écoutées et la senne démersale a continué de se développer.

En 2016, la plateforme de la petite pêche artisanale publie un communiqué de presse intitulé : « la senne danoise, cheval de Troie ». Le 19 février 2018, la plateforme rappelle encore une fois son opposition à la technique de la senne démersale dans un communiqué de presse :

« Ils [les pêcheurs artisans] dénoncent ainsi l’absence de prise en compte des spécificités de leurs métiers, comme les fortes contraintes qui leur sont imposées par endroits pour pouvoir pêcher de façon polyvalente, en alternant casiers et hameçons par exemple. C’est une aberration, on subventionne et on favorise des techniques de pêche destructrices telles que la senne danoise, alors que dans le même temps, on envoie toujours des petits bateaux à la casse ! »

2019 : les pêcheurs basques protestent, José Jouneau déstabilisé

En mars 2019, les pêcheurs basques décident de bloquer l’entrée d’un senneur dans le port de Saint-Jean-de-Luz. Ce senneur était originaire des Sables d’Olonne et le communiqué de la Plateforme Petite Pêche qui s’en est suivi rappelait bien la situation en Vendée : José Jouneau est au commande du Comité des Pêches et de l’Organisation de Producteurs, et il a fait légaliser la senne danoise dans les eaux vendéennes, avant d’investir lui même dans un senneur.

Face à l’ampleur du scandale, José Jouneau menace de porter plainte pour diffamation, sans pour autant donner suite : bien qu’il ne soit plus armateur aujourd’hui, il continue de servir les intérêts des quelques pêcheurs qui pratiquent la senne danoise, et n’a que faire des conséquences dramatiques de ces pratiques pour le reste de la pêche vendéenne.

Face à l’ampleur du scandale, José Jouneau menace de porter plainte pour diffamation, sans pour autant donner suite (Actu.fr)

La situation a depuis peu changé en Vendée : quelques barons locaux se sont enrichis grâce au développement de la senne démersale, pendant que les pêcheurs artisans ont constaté une forte diminution des stocks de merlan, de rouget ou de seiche. Pour mieux comprendre la situation dans le Golfe de Gascogne, ce rapport de l’inspection générale des affaires maritimes est très intéressant.

2020 : la Manche se vide de ses poissons, les artisans disparaissent

Les années passent, et les premières alertes données par les pêcheurs artisans deviennent de plus en plus sérieuses. En Manche, après avoir gravement souffert des impacts de la pêche électrique utilisée par les navires industriels néerlandais, les pêcheurs artisans voient le nombre de senneurs augmenter de jour en jour. En novembre 2020, Pleine Mer alerte sur les impacts de la senne danoise en Manche, et sur les inquiétudes des pêcheurs artisans :

https://associationpleinemer.com/wp/2020/11/03/senne-danoise-en-manche-et-ailleurs-les-pecheurs-artisans-sinquietent/

Toujours en Novembre 2020, les membres de Pleine Mer mettent en garde les pêcheurs français sur le rôle de la SCOPALE, un armement coopératif, dans le développement de la senne démersale en France. En effet, après avoir constaté l’efficacité de la technique de pêche pratiquée dans la Manche par leurs voisins néerlandais, certains pêcheurs français ont décidé de développer cette technique, et certains armements industriels comme la Scapêche n’ont pas manqué d’investir dans cette nouvelle opportunité économique. Ce comportement opportuniste est toutefois minoritaire, et la grande majorité des pêcheurs ont tout bonnement refusé d’utiliser cette technique, en constatant les impacts désastreux qu’elle avait déjà sur le métier et la ressource.

https://associationpleinemer.com/wp/2020/11/12/senne-danoise-le-role-trouble-de-la-scopale/?fbclid=IwAR2i66VKmYbt_eql2Ta8cIHubZcgothPc9mj1XaYtWRn2l-tlbOim3xP7lY

Certains pêcheurs des Hauts-de-France et de Normandie qui avaient équipé leur bateau pour pratiquer la senne démersale ont contacté Pleine Mer suite à la publication de cet article. Ils nous ont expliqué avoir essayé la senne démersale et s’être rendu compte très vite de la dangerosité de cet engin de pêche. Ils nous ont dit avoir été eux même choqués par la quantité faramineuse de poissons qu’ils pouvaient prélever en une action de pêche. Pour ces raisons, certains pêcheurs français ont préféré arrêter d’utiliser la senne démersale, quand d’autres continuaient d’alimenter la surpêche chronique.

Les pêcheurs artisans français dénoncent fréquemment la présence de nombreux senneurs hollandais dans la Manche, comme le montre cette publication de décembre 2020.

Cet article de Ouest France du 6 décembre 2020 est édifiant. Il relate la colère d’un pêcheur artisan du Calvados qui voit chaque jour des senneurs néerlandais travailler très prêt des côtes et détruire les ressources des pêcheurs artisans locaux.

2021 – La pêche artisanale fait front en Normandie, l’idée d’un moratoire s’installe

Début 2021, les pêcheurs artisans des Hauts-de-France et de Normandie apprennent qu’un accord se prépare entre l’industrie de la pêche néerlandaise et les institutions de la pêche française. Ce « gentleman agreement » a pour objectif de légitimer l’usage de la senne démersale en Manche par des dizaines de navires industriels néerlandais. Bloom publie un article édifiant à ce sujet le 14 avril 2021, avec la liste des bateaux que ce « gentleman agreement » autoriserait à pratiquer la senne en Manche.

Mais lors des réunions pour préparer cet accord, tous les participants ne sont pas du même avis. En particulier, l’Organisation des Pêcheurs Normands annonce dans la presse qu’elle ne souhaite pas signer la proposition d’accord.

Le 22 avril 2021, BLOOM et Pleine Mer publient un communiqué commun. Les deux associations voient dans le « gentleman agreement » un leurre ayant pour seul but de légitimer la présence des senneurs en Manche, permettant ainsi d’instituer un précédent validant le pillage des ressources et la destruction de la pêche artisanale par la pêche industrielle néerlandaise.

https://associationpleinemer.com/wp/2021/04/22/signature-annoncee-de-laccord-sur-la-senne-danoise-dans-la-manche-pecheurs-artisans-et-ongs-denoncent-un-accord-illegitime-visant-a-enteriner-le-pillage-de-la-manche-par-lindustrie-neerlandaise/

Grâce à cette mobilisation collective des pêcheurs artisans et de la société civile, l’accord échoue finalement. Les industriels néerlandais et les institutions de la pêche néerlandaise sont très mécontents, mais c’est une victoire pour les pêcheurs artisans : cet événement a clairement démontré l’opposition des artisans au développement de la senne danoise, mais aussi les collusions entre l’industrie de la pêche néerlandaise et certaines institutions de la pêche française. Tout reste à faire cependant, puisque les 75 senneurs néerlandais peuvent légalement continuer à pêcher en Manche, malgré l’absence d’accord.

Suite à cela, des actions sont organisées par les pêcheurs sur le port de Boulogne-sur-Mer en Mai 2021. Ces actions de blocage témoignent de la colère des artisans, qui voient les ressources de la Manche diminuer de jour en jour, à cause du développement de la senne démersale. Ces actions coup de poing sont relatées dans divers article du Guardian, du Marin ou de BFMTV.

Les choses s’accélèrent et les revendications des pêcheurs sont de plus en plus radicales. A partir de Septembre 2021, la demande d’un moratoire sur la senne danoise devient largement majoritaire chez les pêcheurs français. Les pêcheurs boulonnais demandent la mise en place de ce moratoire, dans un article du journal Le Marin en Septembre 2021.

La demande officielle d’un moratoire sur la senne démersale est un tournant majeur dans la lutte des pêcheurs artisans

Comme expliqué plus haut, certains pêcheurs des Hauts-de-France pratiquent eux aussi la senne démersale, en particulier au sein de la SCOPALE. Ces pêcheurs français qui pratiquent la senne démersale sont pour autant très inquiets de son développement industriel par les multinationales néerlandaises. Pour la première fois décembre 2021, Olivier Leprêtre, qui pratique la senne démersale et est le président du Comité Régional des Pêches des Hauts-de-France, demande publiquement un moratoire sur la senne démersale. C’est un événement d’ampleur : désormais, la conscience des impacts de la senne est telle que les pêcheurs qui la pratiquent proposent eux même de l’interdire totalement.

En Novembre 2021, Pleine Mer et le Transnational Institute publient un rapport expliquant la stratégie des industriels de la pêche néerlandaise. Ce rapport n’est pas spécifique à la senne démersale, mais il permet de comprendre comment quelques multinationales comme Cornelis Vrolijk et Parleviet & Van der Plas sont en train de gravement menacer la survie de la pêche artisanale européenne en accaparant les droits de pêche via un lobbying agressif.

Mais malgré nos alertes, l’industrie néerlandaise continue de ratisser la Manche avec des senneurs toujours plus gros. Pour se faire entendre, les pêcheurs boulonnais continuent d’organiser des actions, en bloquant le port de Boulogne en décembre 2021, pour empêcher les senneurs de débarquer. Les pêcheurs publient aussi un communiqué de presse pour exprimer leur détermination : le moratoire est désormais dans toutes les bouches.

A la même période, les pêcheurs artisans britanniques et Greenpeace UK publient une déclaration conjointe pour demander l’interdiction de la senne démersale en Manche et en Mer du Nord. Pleine Mer et le Transnational Institute s’associent à cette démarche et appuient le combat des pêcheurs artisans britanniques qui subissent les mêmes impacts que leurs collègues français.

https://associationpleinemer.com/wp/2021/12/23/etat-durgence-dans-la-manche-et-le-sud-de-la-mer-du-nord-declaration-conjointe-avec-greenpeace-et-les-pecheurs-britanniques/?fbclid=IwAR1cEmnyU9HEgzBr77k64efYuqCnL_SjdMJ0RBZ0DVX-7QY3ZTXRNCOab1E

2022 – bientôt l’interdiction de la senne démersale ?

Alors qu’un moratoire sur la senne démersale est désormais considéré par les pêcheurs comme la seule solution pour sauver la Manche et les pêcheurs artisans, la mobilisation s’accélère. Suite à la déclaration conjointe avec les pêcheurs britanniques et Greenpeace UK, une lutte conjointe des pêcheurs français et britanniques s’organise.

Le 9 mai 2022, une manifestation est organisée au milieu de la Manche par les pêcheurs artisans français et britanniques, soutenus par Pleine Mer, Greenpeace UK et BLOOM.

Cette action symbolique permet de monter au grand public que les pêcheurs artisans français et britanniques sont capables de se monter unis face aux menaces de la pêche industrielle.

Le même jour, l’association BLOOM organise aussi une manifestation à Boulogne-sur-Mer, afin de rassembler les pêcheurs et les citoyens qui s’opposent à la senne démersale.

Cette manifestation au milieu de la Manche obtient un grand succès médiatique, comme en témoignent ces articles parus dans Le Monde, Reporterre, France 3, Express, Industrias Pesqueras, BBC News, etc. Le temps presse, car les impacts de la senne démersale sur les pêcheurs artisans continuent de se faire sentir, comme en témoigne cette interview de Laurent Merlin, patron pêcheur à Boulogne-sur-Mer, sur BFMTV quelques jours avant la manifestation.

Un gigantesque pas en avant a lieu à la mi-juillet 2022 lorsque le parlement européen vote pour l’interdiction de la senne démersale !

Un amendement de la député Caroline Roose propose de modifier l’article 5 de la Politique Commune des pêches, et d’interdire aux bateaux français, néerlandais, britanniques et belges de pratiquer la technique de la senne démersale en Manche. Ce vote est une énorme avancée pour la pêche durable, comme en témoigne ces articles du Guardian, de France 3 et de Reporterre.

Malheureusement, un vote du parlement européen n’est pas suffisant pour interdire une technique de pêche. Il faut désormais une décision de la commission et des Etats membres pour entériner le vote du parlement. Et cette étape promet d’être compliquée, tant les lobbys de la pêche industriels connaissent bien les rouages de la politique européenne. Le trilogue qui décidera ou non de l’interdiction de la senne démersale aura donc lieu le 29 Septembre 2022.

Pendant l’été, l’Organisation de Pêcheurs du Nord et le Comité Régional des Pêches de Normandie lancent une consultation pour demander aux pêcheurs artisans leur avis sur la senne démersale. Le résultat est sans appel : sur 200 bateaux, 98% des équipages se prononcent contre la technique de la senne démersale.

Les pêcheurs et la société civile jettent donc toutes leurs forces dans la bataille en ce mois de Septembre 2022, à l’image de Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM, qui publie une tribune dans le journal Libération le 14 Septembre. L’association BLOOM lance aussi une pétition pour demander l’interdiction de la senne démersale, pétition qui obtient 50 000 signatures le jour du trilogue. Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde le 21 Septembre, 140 parlementaires demandent l’interdiction de la senne démersale. Une plateforme est aussi mise en place par BLOOM afin de permettre aux citoyens d’interpeller les décideurs européens sur le sujet de la senne démersale.

Via un communiqué de presse, Pleine Mer et ses membres informent massivement les médias, afin de faire pression sur les décideurs européens. Le 28 Septembre, la veille du vote, une conférence de presse est organisée BLOOM et par les députés Sébastien Jumel et François Ruffin, afin d’informer largement le grand public et les médias. De nombreux articles sortent dans la presse et donnent du poids à notre combat : BFMTV, Actu Normandie, France Inter, Vert Eco, Fishing Daily, La Croix, BRUT …

Tous les regards sont désormais tournés vers Bruxelles où une décision historique permettrait de sauver la Manche et les pêcheurs artisans.

Mise à jour du 30 Septembre 2022 : les lobbys de la pêche industrielle remportent une bataille

Nous aurions aimé vous annoncer l’interdiction de la senne démersale, une technique de pêche qui menace les pêcheurs artisans et les écosystèmes marins. Mais les décideurs européens ont choisi de protéger les intérêts de la pêche industrielle lors du trilogue organisé à Bruxelles.

Les pêcheurs artisans ne décolèrent pas, puisque cette technique de pêche menace directement leur survie, particulièrement en Manche où le nombre de senneurs met gravement en danger la biodiversité marine. Nous tenons à saluer l’engagement de nos collègues de l’association Bloom qui
ont fourni un énorme travail de plaidoyer pour que cette technique de pêche délétère soit interdite. Vous trouverez notre communiqué de presse sur le lien suivant :

https://associationpleinemer.com/wp/2022/09/30/la-senne-des-mers-sales-soutenue-par-le-gouvernement-et-le-comite-national-des-peches/

Bien sûr, nous ne nous décourageons pas et nous restons mobilisés : c’est une bataille de perdue mais la lutte doit continuer. Cela fait maintenant plus de 10 ans que les pêcheurs artisans se battent contre la senne démersale, et ce combat a pris une ampleur inédite lors des 3 dernières années, comme nous le rappelons dans cette rétrospective.

Les dernières semaines ont permis de mettre le combat contre la senne sur le devant de la scène ! Nous devons maintenant réfléchir à de nouvelles stratégies pour obtenir une véritable victoire sur les
industriels de la pêche. La première victoire viendra peut-être de l’autre côté de la Manche. En effet, suite à la mobilisation des pêcheurs britanniques et de Greenpeace UK, le ministre de l’environnement britannique a lancé une consultation publique au sujet de la senne démersale. Si cette technique venait à être interdite au Royaume-Uni, les pêcheurs et les associations auraient un argument de poids pour la faire interdire dans toutes les eaux de l’Union Européenne. A suivre …

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