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En ligne avec … Ondine Morin

En ligne avec … Ondine Morin

Raconter la pêche artisanale et le quotidien des femmes et des hommes qui la pratiquent, c’est ce que nous vous proposons régulièrement dans la rubrique « en ligne », via un court échange avec une personne engagée pour la transition vers une pêche durable. Aujourd’hui, nous parlons vente directe avec Ondine Morin, marin-pêcheur sur le bateau Finis Terrae, basé à Ouessant.

La vente directe permet-elle de soutenir la pêche durable ?

Oui, un poisson qui vient d’être pêché il y a quelques heures, minutes, et qui peut même se retrouver vivant, comme c’est le cas du maquereau, sur l’étal de la vente directe, c’est le résultat de la pure pêche artisanale et donc durable.

Par contre cela demande du temps et de l’organisation et parfois l’emploi de quelqu’un à terre. C’est notre cas d’avril à octobre cette année. Mais tout cela valorise la petite pêche, le travail – passion du pêcheur qui donne le meilleurs de la mer au consommateur.

Les pêcheurs et pêcheuses qui réalisent de la vente directe sont-ils pris dans un cercle vertueux qui les stimule pour améliorer leurs pratiques en faveur d’une pêche plus durable ?

Oui car pour ouvrir tous les matins ou du moins le plus régulièrement possible, implique de sortir tous les jours, ou très régulièrement. Et donc nous pêchons en quantité réduite mais avec la meilleure de qualité.

Surtout nous mettons en place une régularité de la pêche. Par exemple, pêcher tous les matins 25 kg sachant que nous écoulons environ ce même volume en direct tous les jours (ou 50 kg tous les 2 jours) nous permet de vivre.

Et si l’on ramène au mois, cela fait 25 kg x 30 jours, soit 750 kg par mois. Ainsi, le pêcheur ne cherche pas à faire le coup qui va sauver son mois, soit 300 ou 400 kg en une marée, car le risque derrière est de très mal les vendre : pas en direct et selon l’offre et la demande, ce qui peut faire très mal suivant les prix.

La vente directe permet-elle réellement de soutenir l’amélioration des pratiques de pêche, la baisse de l’effort de pêche et l’amélioration des conditions de travail ?

Oui, avec la vente directe un jeune peut faire un prévisionnel sympa avec un effort de pêche au quotidien qui ne lui met pas la pression (20 à 50 kg/jour par exemple.) Donc il va moins loin, il prend moins de risque et rentre rapidement pour le vendre le plus frais possible au consommateur. Et les clients en sont juste ravis.

Ondine Morin, marin-pêcheur à Ouessant et guide conférencière. Avec son mari, elle embarque sur le Finis Terrae pour pêcher à la ligne autour des récifs de l’île du Ponant. Sur le bateau, la jeune femme défend aussi ses convictions: une pêche ultrafraiche, respectueuse de l’environnement.

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